Les anciens élèves de l'École de formation générale de la SNCF

L'EFG et son histoire (fin)

Nouvelle salle de cours
Nouvelle salle de cours.

La formule s'essouffle

Durant les années 1980, le prolongement de la scolarité obligatoire jusqu'à seize ans montre ses effets. Les services de l'entreprise recrutent un nombre plus important de bacheliers, pour des emplois d'opérateurs, et de titulaires d'un diplôme de niveau bac +2, pour des emplois de techniciens. Simultanément, la vie en internat est de moins en moins appréciée bien que contradictoirement les élèves avouent que, sans une vie communautaire, ils n'auraient pu suivre correctement l'ambitieux programme enseigné. Tandis que l'Entreprise estime que ses besoins diminuent, les candidatures sont moins nombreuses. Les effectifs de chaque promotion qui étaient en moyenne de quatre-vingts élèves de la 17e à la 41e promotion diminuent à partir de la 42e et descendent à seize pour la 49e et dernière.

Une réflexion est lancée pour étudier une formule correspondant aux nouvelles donnes. En 1995, avec la 50e promotion, commence une autre approche de la formation à l'EFG. Le cursus de formation se déroule en deux phases : une année de mise à niveau des connaissances, en suivant des études par correspondance avec des regroupements périodiques d'une semaine à Louvres, puis la préparation effective d'un BTS réservée à ceux qui en auront montré le potentiel.

Nouveau restaurant.
Nouveau restaurant.

Les résultats obtenus par les élèves achevant le nouveau parcours de formation furent très satisfaisants, mais le très petit nombre de candidats à cette formule ne permit pas de poursuivre l'expérience. La direction des Ressources humaines ferma l'école en décembre 1997. De nouvelles solutions, par la voie du co-investissement, furent inscrites dans la politique de formation de l'Entreprise et s'offrirent à celles et ceux qui manifestaient l'envie et le courage de suivre un cycle conduisant pour certains jusqu'au DESS.


Fermée, l'École existe toujours

Des années après sa disparition, l'empreinte de l'École demeure. En 2005, 1 189 anciens élèves sur les 2 891 qui ont fréquenté l'École étaient en activité. La presque totalité terminera ou a terminé sa carrière au moins au niveau de cadre. Le premier cadre supérieur, Jacques Ploton (3e promotion), a été nommé en 1969, soit vingt ans après sa sortie de l'École. Ils seront 170 au 1er juin 1990, 226 au 1er janvier 1996 et 328 le 1er janvier 2005. Leur nombre continue à s'accroître, car ceux qui sont encore en activité voient tout naturellement leur carrière évoluer. C'est ainsi que chez les retraités, en 2005, 20 % sont cadres supérieurs honoraires.

Pour en savoir plus

Consulter le livre L'École de formation générale de la SNCF et le DVD Louvres en images
(cf. Livre + DVD)